Un nazi au Burundi

Luc Michel, figure mal connue de l’extrême droite belge, conseille le président Pierre Nkurunziza et l’incite à ne pas dialoguer avec l’opposition.


Le cortège officiel roule dans la poussière en direction d’un stade entouré d’hommes armés : ce 2 mai, c’est la Fête du travail au Burundi, et le président Pierre Nkurunziza va s’adresser à la nation. Dans l’enceinte, les diplomates étrangers applaudissent poliment, les autorités locales un peu plus fort. A quelques mètres du chef de l’Etat, un Blanc à lunettes est tout sourire. Quinquagénaire, crâne rasé, vêtu de noir, l’homme est accompagné par une jeune femme qui filme la cérémonie. Le discours terminé, voilà qu’il enchaîne les photos souvenirs avec les cadres du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), le parti au pouvoir depuis 2005.
Nazi-bolchévick (NazBol)
Surprenant pour les observateurs, ce petit manège n’est qu’un épisode parmi d’autres du séjour burundais de Luc Michel, citoyen belge et hôte du pouvoir local. Tout juste un an après le début de la crise ouverte par la candidature du président à un troisième mandat, au printemps 2015, Luc Michel a été convié à neuf jours de vadrouille à travers le pays. Neuf jours durant lesquels ce militant radical, prophète autoproclamé du «national-bolchévisme», a joué les consultants auprès du régime, et a fait la promotion de celui-ci dans les médias et auprès de la population. «Je suis quelqu’un de controversé, je n’ai pas l’habitude de vendre de l’eau tiède : je vends de l’eau glacée ou de l’eau brûlante», a-t-il déclaré lors d’une réunion publique à Bujumbura, entre deux éloges d’un «panafricanisme» dont Pierre Nkurunziza serait le nouveau champion. Rebelote fin juillet, cette fois à Québec, où Luc Michel a accompagné Willy Nyamitwe, frère du ministre des Affaires étrangères et maître de la communication officielle du régime, à une conférence sur «les vrais enjeux de la crise au Burundi».

Jérusalem : 56 supporters d'extrême droite du Beitar arrêtés

Selon L'Equipe, cinquante-six membres de "La Familia", un groupe de supporters d'extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem, connus pour leurs dérapages racistes, ont été arrêtés, a indiqué mardi la police israélienne.


 Les 56 membres de "La Familia" arrêtés sont soupçonnés «d'avoir participé à des actes violents graves, à des trafics d'armes et d'avoir pénétré dans des stades en dissimulant des engins pyrotechniques interdits» dans ces lieux, a ajouté la police, précisant que ce coup de filet avait été rendu possible grâce aux informations fournies par une taupe parmi les supporters. Pas moins de 400 policiers et gardes-frontières ont participé aux arrestations, qui pourraient se poursuivre dans les prochains jours.

Ultra-nationalistes juifs, les membres - plusieurs centaines selon les médias - de "La Familia" sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d'insultes anti-arabes et antimusulmanes. Le Teddy Stadium où évolue l'équipe qu'ils soutiennent est surnommé «l'enfer» en raison du climat d'hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte de déployer d'importants renforts lors des matchs pour tenter d'empêcher des agressions.

Apologie du terrorisme : un groupe raciste se réjouit des victimes arabes d'un attentat sanglant

Ci-dessus : capture d'écran du site raciste pro-colonial

FRANCE - Un groupe racialiste "kahaniste" (du nom de leur idéologue psychopathe Meir Kahane) qui s'est déjà illustré à Paris par sa violence extrême (attaque d'une militante ouvrière syndicaliste, etc.), répondant au nom énigmatique de "Ligue de défense juive" s'est réjouit publiquement sur son site des morts civils arabes de l'attentat du 12 novembre à Beyrouth.
Que le Hezbollah soit de la racaille réactionnaire est une chose, se réjouir publiquement de la mort de nos frères civils arabes libanais en est une autre.
Comme il est d'usage avec ce groupe d'extrémistes psychopathes les autorités françaises vont fermer les yeux.

Fête du 8 mars "Kobanê est libéré. Vive la lutte des femmes !"

Pour la journée des femmes, le Collectif Solidarité Féministe Kobanê vous invite à fêter la lutte des femmes du Kurdistan et à exprimer votre solidarité, au centre culturel Kurde Ahmed Kaya le dimanche 8 mars de 18h à 23h. Au programme (paf 5€ repas compris) : Concert, buffet/bar et lectures de " Paroles de femmes à la frontière du Rojava : résistance et liberté".


« Pourquoi je n’irai pas au rassemblement contre l’islamophobie aux côtés de l’UOIF »

Après avoir soutenu le régime réactionnaire de Khomeiny en Iran en 1979 les gauchistes remettent ça en cautionnant l'ultra-droite UOIF dans un meeting contre l'Islamophobie. Retour sur l'embrouille : quand l'extrême gauche joue avec la droite religieuse et nationaliste les militants internationalistes doivent condamner ces dérives.

(CONFUSIONNISME.INFO/STREETPRESS) - C’est un meeting « contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire ». Il doit se tenir à la Bourse du Travail de Saint-Denis, le 6 mars. C’est important que des initiatives antiracistes soient lancées, vu le climat actuel. Parmi les signataires : Les antifas du Capab, les écolos de EELV, le NPA ou encore Attac.
Mais on trouve aussi l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF), qui affiche pourtant des idées des plus réactionnaires. C’est la deuxième fois (link is external) en quelque mois que cette organisation est associée à une réunion antiraciste, sous prétexte de lutte contre l’islamophobie .
Entendons-nous bien : l’objet de cet article n’est pas de condamner une initiative antiraciste, par ailleurs portée par des organisations tout à fait respectables. Il s’agit seulement de s’interroger sur la cohérence politique qu’il y a à vouloir promouvoir les valeurs de l’antiracisme en compagnie d’organisations affichant sur d’autres sujets une ligne réactionnaire. En somme : l’antiracisme oui, mais pas avec n’importe qui !

Mariage pour tous les intégristes

Car l’UOIF est bien une organisation fondamentalement réactionnaire. C’est évident lorsque l’on voit ses prises de positions lors du débat sur le mariage pour tous identiques à celles qu’on a pu observer du côté de la droite la plus dure et des catholiques intégristes. Le 24 mars 2013, l’organisation a d’ailleurs appelé à manifester aux côtés de la Manif pour Tous contre l’égalité des droits dans le mariage. Voici un extrait du communiqué publié à cette occasion :
« Nous sommes tous nés d’un homme et d’une femme et nous considérons que ce repère de la filiation naturelle est fondamental, car il correspond à un besoin universel et intrinsèque de l’Homme, et qu’à ce titre, il doit être préservé pour toutes les générations futures. »
Déjà le 13 novembre 2012, dans un long texte publié sur son site, l’UOIF s’inquiétait :
« Si le mariage entre deux personnes de même sexe devenait une norme, alors où s’arrêteront les revendications ? Les plus incongrues peuvent, un jour, être légitimées au nom du même principe d’égalité. Qui pourra délégitimer la zoophilie, la polyandrie, au nom du sacro-saint amour ? »
Ces deux communiqués, aujourd’hui inaccessibles sur le site de l’UOIF et qui pour le second a donné lieu à une tentative d’explication de texte alambiquée (link is external) , sont toujours visibles sur le site Web Archives. (link is external) .
De plus, on trouve sur le site de l’Union de nombreux textes justifiant l’implication des autorités religieuses dans les débats de société. Une ligne conforme à celle de l’Église catholique, qui ne renierait sûrement pas certains de ses écrits. L’UOIF a publié une « Charte de l’enfant en Islam » (link is external) dans laquelle il est précisé qu‘« il est illicite de porter préjudice au fœtus de manière générale et il convient de punir quiconque lui porte atteinte. » L’UOIF affiche donc sans vergogne des prises de position allant à l’encontre de l’égalité entre les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle et du droit des femmes à disposer de leur corps.

De Boutin à Soral en passant par Frigide Barjot

Mais ce n’est pas tout : les fréquentations de l’UOIF ne valent guère mieux que ses discours. On le voit à travers les noms de certains participants à ses congrès, les Rencontres annuelles des musulmans de France. La droite réactionnaire se revendiquant de valeurs catholiques ou chrétiennes et même l’extrême droite y ont une place de choix : Christine Boutin, Dieudonné et le père Michel Lelong en 2006, Dieudonné (bis) et Alain Soral en 2009, Frigide Barjot en 2013. En 2014, la présidente de la Manif pour Tous Ludovine de la Rochère a été invitée (link is external), mais aurait finalement décliné l’invitation. Les frères Hani et Tariq Ramadan, petits fils du fondateur des Frères musulmans et théoriciens controversés, y sont également régulièrement conviés. 


Manifestation antifasciste à Lyon

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FRANCE - (Correspondant Action Internationaliste - Lyon) Pour s'opposer au congrès du Front national plusieurs centaines de manifestants internationalistes ont affronté la police de l'Etat capitaliste qui protégeaient ses idiots utiles sous-fascistes réunis à Lyon pour l'occasion. Les clowns néo-nazis locaux, habituellement prompts à exhiber leur gonflette aux abords des manifestations antifascistes, ont cette fois-ci chié dans leurs frocs.

La révolution iranienne - 1979



IRAN - (Wildcat - trad. Echanges) - En 1979, la révolution iranienne et la contre-révolution islamique ont donné l’image d’une profonde cassure dans la perspective d’une révolution mondiale. La révolution de 1977-1979 fut l’une des plus importantes du xxe siècle, et la contre-révolution, l’une des plus brutales de l’histoire moderne : selon des estimations basses, 20 000 opposants politiques ont été assassinés entre 1979 et 1989.
La désillusion qui a suivi l’échec de 1979 a fait que de nombreux militants de gauche sont désormais incapables d’envisager d’autre objectif que « la démocratie ». L’idéologie anti-impérialiste qui avait cours autrefois (le développement du capitalisme étant une étape nécessaire sur la voie à la révolution, l’impérialisme représentait un frein à cette évolution dans les pays assujettis) et sa permutation actuelle (l’Organisation des Nations unies, l’Union européenne, Obama, les syndicats occidentaux, l’Organisation internationale du travail, etc. doivent servir à ouvrir la voie vers la démocratie) sont les deux faces d’une même médaille : toutes deux ignorent l’énorme potentiel social de 1979.

Italie/Belgique : la colère ouvrière dépasse les bureaucrates syndicaux

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Italie/Belgique - (euronews/itele) La grogne sociale a envahi l'Italie.
A Padoue, de nombreux policiers ont été blessés lors de rixes avec les protestataires. Padoue, à une quarantaine de kilomètres de Venise, est une des 25 villes italiennes où l'on manifeste en ce vendredi contre les réformes du gouvernement de Matteo Rennzi, et en particulier contre le Jobs Act , la réforme du marché du travail.

Mexique : les prolétaires de l'Education dans la lutte

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MEXIQUE - (euronews) Des centaines d'enseignants d'une coordination radicale (la Coordination enseignante du Guerrero, ou Ceteg) ont incendié hier le Parlement de l'État du Guerrero, là où 43 étudiants ont sans doute été tués. Les manifestants ont pris d'assaut les lieux où n'était présent aucun député, puis ils ont mis le feu à la salle de l'assemblée plénière. Plus tôt, les manifestants s'en étaient pris au siège local du ministère de l'Éducation. 
Ni oubli, ni pardon. Lutte de classes.

Les néo-staliniens de Démosphère choisissent le camp rouge-brun

La fosse à purin rouge francophone s'illustre dans son hostilité au soutien à la lutte antifasciste de Kobanî. Donneurs de leçon éternels au fond de leur salon se permettant de dispenser leur morale asthmatique en exigeant la réécriture d'appels à soutien aux résistants anti-jihadistes, les néostaliniens de Démosphère, proches des pouvoirs anti-ouvriers en Iran, Syrie, Russie et ailleurs, ont fait de l'anti-impérialisme sélectif leur marque de fabrique aux côté des Skandrini, D. M'Bala M'Bala et autres Bonnet de Soral. Nous aimerions savoir qui se cache derrière ces insultes à la résistance de Kobanî car il y aura demandes d'explication politique comme le font d'usage les militantes et militants d'Action Internationaliste. En attendant nous proposons ici la lecture d'un article de l'excellent site "Confusionnisme".

FRANCE/KURDISTAN - (Confusionnisme.info) Rendez-vous de soutien à Kobanê refusés : où va Démosphère Paris ?

Engluée dans une ligne campiste1, la modération de l’agenda alternatif Démosphère de la région parisienne, très populaire parmi les militants de gauche, a refusé de faire la promotion de la journée mondiale de soutien à Kobanê, au prétexte que la guerre contre Daesh servirait les intérêts de l’impérialisme occidental. Décryptage.
Ce week-end, Démosphère Paris a obstinément refusé, malgré de nombreuses demandes, de publier les rendez-vous en lien avec Kobanê2, alors même que le 1er novembre était une journée mondiale de soutien à la lutte exemplaire du peuple kurde contre Daesh et les régimes oppresseurs de la région3. On peut en deviner les raisons en relisant le bandeau d’avertissement qui déjà, le 18 octobre dernier, avait accompagné l’annonce d’une précédente manifestation de solidarité4 : « cet appel ne dénonce pas le rôle joué par la « coalition » (US, Arabie Saoudite,.. France) dans l’émergence de l’EI. Il ne dénonce pas non plus cette nouvelle guerre impérialiste, et les visées hégémoniques des classes dirigeantes occidentales sur cette région. » Ce n’est pas la première fois que l’agenda militant parisien refuse des rendez-vous en lien avec les luttes populaires dans les pays du Moyen-Orient, notamment en ce qui concerne l’Iran ou la Syrie.

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Iran : une renaissance ?


Nous présentons ici un texte, premier d'une série à venir concernant les luttes des classes en Iran, initialement rédigé par un groupe révolutionnaire allemand, Wildcat. Nous sommes globalement en accord avec l'essentiel du texte, les divergences portant sur les catégorisations sociales qui ne sont pas issues du marxisme, comme l'emploi du terme "classes moyennes" par les auteurs, catégorisation issue de la sociologie bourgeoise, définie principalement selon une échelle de capacité de consommation, et non, au sens marxiste comme position de classe au sein des rapports de production capitalistes. Nous étions cependant en accord avec ce texte lors de sa publication en 2010, et notamment sur sa conclusion dialectique affirmant "si derrière la vague verte ne se prépare pas une vague de cols bleus, qui serait, elle, beaucoup plus forte."

 IRAN - (Wildcat - trad. Echanges)

La rente pétrolière

L’histoire du « capitalisme iranien » commence avec le mouvement constitutionnaliste de 1906 (1), contemporain de la révolution russe de 1905, qui a suivi les premières recherches de pétrole par les Anglais à partir de 1901. Le développement capitaliste de l’Iran est, donc, dès ses origines, lié au pétrole sur le marché mondial. Depuis les années 1960, surtout depuis la « révolution blanche » de 1963 (2), l’Iran est un pays capitaliste moderne, bien qu’il dépende en partie de ses exportations de matières premières. Le boom pétrolier (et l’explosion des prix du pétrole après 1973 et 2005) a permis au régime en place de s’engager à fond sur la voie d’une dictature du développement ; le secteur public de l’économie est à peu près aussi important que le secteur privé : les statistiques iraniennes font état d’environ 20,47 millions d’actifs, pour une population de 73 millions, dont 5,48 millions dans le privé et 5 millions d’« employés d’Etat », qui vont du Pasdaran (3) jusqu’à l’employé de l’industrie automobile publique, auxquels s’ajoutent 1,53 million d’« employeurs » et 7,36 millions d’indépendants (4). Le développement et l’énorme appareil d’Etat sont financés tous les deux par la rente pétrolière. La plus-value produite par les travailleurs dans d’autres régions du monde, notamment dans les pays importateurs de pétrole, incombent en partie à l’exportation du pétrole par l’Etat iranien. C’est ce mélange entre dépendance et développement forcé qui, dans les années 1970, avait conduit à la grave crise économique qui allait déboucher sur la révolution de 1979, et le gouvernement d’Ahmadinejad se heurte actuellement au même problème structurel.

La crise

La hausse des revenus du pétrole a provoqué, entre 2005 et 2008, un triplement de la masse monétaire et une poussée inflationniste de 10,4 % à 25,4 %. Le régime a cherché à en amoindrir les effets par des facilités de crédit et des subventions, mais, malgré cela, la pauvreté et la crise du logement se sont accrus. La chute du prix du pétrole de 148 à 40 dollars le baril, à l’été 2008, a creusé de larges trous : il manque 25 à 30 milliards de dollars au budget de l’Etat pour 2009, et 6 milliards de dollars doivent être récoltés afin de pouvoir payer les salaires et traitements des fonctionnaires d’Etat. L’Iran a besoin de crédits mais a de grosses difficultés à en obtenir, en partie à cause de la crise mondiale. L’inflation ne cesse de croître (depuis le début de cette année, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 40 %), la production industrielle se contracte. Au printemps 2009, les chômeurs étaient officiellement 2,7 millions, mais on compte comme « actif » toute personne ayant travaillé ne serait-ce qu’une heure dans les jours précédents l’enquête ; d’où il ressort que les chiffres réels du chômage sont beaucoup plus élevés.
Une période de sécheresse, qui persiste depuis 2008, est venue s’ajouter à la baisse des revenus du pétrole. L’arrêt de centrales hydrauliques a créé des goulots d’étranglement dans la distribution d’électricité mais, surtout, la production agricole a dramatiquement reculé, un tiers de la superficie des terres cultivables devant être irrigué. Cela faisait seulement quatre ans que l’Iran était parvenu à ne plus dépendre des importations de froment ; en 2008, il dut en importer à nouveau 4 millions de tonnes. Avant l’éclatement de la crise actuelle, l’Etat devait déjà prélever 4,5 millions de dollars sur le fonds de devises mis en place par Khatami (5), dit « fonds pour l’avenir », afin d’importer les moyens de subsistances qui manquaient.
En été 2008, le budget pour l’importation d’essence était épuisé et le gouvernement a dû à nouveau prélever des dollars rapportés par la vente du pétrole pour importer de l’essence.

Octobre anti-colonial : un mois internationaliste de luttes (Papouasie occidentale, Pays Mapuche, Chiapas)

PAPOUASIE OCCIDENTALE - Encore une fois la presse internationale a passé sous silence la répression terrible qui s'est abattue en Papouasie Occidentale. Nous avions pensé que l'arrestation abusive de deux journalistes français par les autorités indonésiennes allait orienter les projecteurs sur cette région du monde victime du colonialisme. Il n'en a rien été.. En France nous ne sommes que deux sites à relayer les informations anticoloniales de la Papouasie Occidentale. Entre appropriation capitaliste des espaces indigènes et propagande racialiste du pouvoir, la destruction coloniale dans ses oeuvres.


« Adresse aux prolétaires et aux jeunes révolutionnaires arabes et israéliens contre la guerre et pour la révolution prolétarienne »

Réunis les 1 et 2 mai 1976, à Paris en conférence, des révolutionnaires du Moyen-Orient, pour la moitié représentants· de groupes et organisations communistes, ont élaboré un manifeste qui était, à notre connaissance, la première adresse révolutionnaire publiée en commun par des arabes et des israéliens, ce qui était à souligner. On reconnait le style radical d'un des participants, Mustapha Khayati, ancien du Fplp, et déjà auteur du tract conseilliste "Adresse aux révolutionnaires d'Algérie et de tous les pays", en 1965, et qui avait alors circulé clandestinement en Algérie. Ce premier pas vers le regroupement et le travail coordonné se plaçait dans le mouvement de jonction des luttes prolétariennes et dans une période de déclin de l'illusion nationaliste. L'Action internationaliste propose ce texte (pour la première fois disponible sur le web en version retranscrite) comme document de discussion dans le contexte de l'émergence actuelle, à nouveau, de groupes révolutionnaires radicaux dans le Moyen Orient.


Au stade actuel de la lutte des classes, notre tâche, à nous, dont l'essentiel des activités révolutionnaires est orienté vers les pays arabes et Israël, est :
-d'apporter sa signification réelle, sa conscience radicale à toute pratique à visée révolutionnaire, si limitée dans le temps et l'espace soit-elle
-d'encourager tout dérèglement des institutions existantes, qui ne sont rien d'autre que la violence de classe organisée, toute résistance au conformisme, aux injustices et au pouvoir discrétionnaire·des directions dirigeantes dont l'essentiel de l'activité a, de tout temps, consisté à surveiller et à punir
-de diriger l'arme de la critique contre toutes les institutions religieuses et idéologiques.

Le FN s’oppose à l’aide aux réfugiés de Kobanê



FRANCE - (LM) La Ville de Septèmes-les-Vallons vote des crédits humanitaires exceptionnels pour cinq communes kurdes confrontées à un afflux de population fuyant Daesh. Refus des élus lepénistes.

Face à l’urgence humanitaire au Kurdistan provoquée par l’offensive des combattants de Daesh, la municipalité de Septèmes-les-Vallons, conduite par André Molino (PCF), a décidé d’une aide humanitaire exceptionnelle à cinq communes kurdes confrontées à un afflux de réfugiés.

L’Agence Info Libre, organe de propagande présentable de l’extrême droite

Nous avions déjà dénoncé, ici, la tentative d'infiltration des morpions du Cercle des Volontaires (CdV) dans la résistance kurde. Nous reproduisons ici un article disséquant les manoeuvres du groupuscule sous-médiatique "Agence Info Libre" (parce que être "libre" c'est soutenir les dictatures du Moyen Orient, CQFD), émanation lointaine du "Cercle des Volontaires", dont l'un des principaux animateurs est Jonathan Moadab, plumitif amateur dont le fait d'arme principal est d'avoir pris la défense de l'activiste néo-nazi Varg Vikernes (assassin psychopathe par ailleurs) dans l'un de ses derniers articles pour le CdV (coutumier des échanges avec les néo-nazis, nous y reviendrons dans un article en préparation actuellement).

Jonhatan Moadab en soutien de l'activiste racialiste et sectaire norvégien
En attendant notre contribution au dossier voici l'article à diffuser largement dans nos milieux militants :

FRANCE - (Confusionnisme.info) Alors que les blogs et sites confusionnistes se comptent par milliers, quelques uns sortent du lot et parviennent à toucher une plus grande audience. C’est le cas de l’Agence Info Libre (AIL) qui, issue de la mouvance extrême droitière et conspirationniste, est désormais largement relayée dans les milieux militants de gauche. Pourtant, malgré un lifting réussi, ses animateurs n’ont jamais renoncé à leurs anciennes idées et profitent de leur site vitrine pour leur donner une allure respectable.

Fondée en septembre 2011, l’Agence Info Libre s’est constituée en association déclarée au Journal officiel le 17 septembre dernier. Elle est notamment animée par Jonathan Moadab, ancien du Cercle des Volontaires (CDV), aux sympathies affichées pour la mouvance Soral/Dieudonné. Si a priori il n’existe plus aucun lien organique entre l’AIL et le CDV, les deux médias se relaient toujours régulièrement l’un l’autre, s’organisant pour couvrir ensemble certains événements. De plus, via Jonathan Moadab qui est correspondant pour l’agence de presse vidéo russe pro-Poutine Ruptly, il existe de fait une collaboration entre l’AIL et ce média, Moadab couvrant les mêmes événements pour les deux à la fois et diffusant indifféremment ses vidéos sur l’un et l’autre.

Lire : Qui est Jonathan Moadab ?

Aujourd’hui, l’AIL dispose d’un site à l’aspect très professionnel, tant par son esthétique que par la qualité de ses productions vidéos. Elle dispose d’un correspondant local très actif à Toulouse, un à Nantes, sans doute un à Lyon et elle en cherche un à Marseille. De plus, ses autres membres n’hésitent pas à se déplacer en province pour couvrir certains sujets, ce qui lui permet de ne pas être une média uniquement parisiano-parisien. L’Agence s’aventure même à l’occasion à l’international, même si c’est le plus souvent au travers de mobilisations ayant lieu en France sur des questions internationales, quoique quelques fois là encore son équipe fasse le déplacement, comme lors du sommet européen qui s’est tenu à Bruxelles les 19 et 20 décembre 2013.

Violence sectaire : un identitaire jugé ce lundi pour avoir lancé un cocktail molotov sur une mosquée


FRANCE - (RTL) Un ex-militaire, issu du milieu identitaire, est jugé pour avoir jeté un cocktail molotov sur la porte de la mosquée de Libourne

Un jeune homme de 24 ans, ancien militaire, comparaît lundi 27 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir jeté en août 2012 un cocktail molotov sur la porte de la mosquée de Libourne (Gironde).

Poursuivi pour "dégradation d'un lieu de culte en relation avec une entreprise terroriste", une qualification pour laquelle le tribunal de Paris a compétence sur tout le territoire, Christophe Lavigne a reconnu avoir lancé dans la nuit du 20 au 21 août 2012 l'engin incendiaire. Celui-ci n'avait pas fait de victime et que peu de dégâts.

Une caserne se situant juste en face de la mosquée de Libourne, les pompiers étaient rapidement intervenus et avaient éteint les flammes avec un simple extincteur. Gravitant alors dans le milieu identitaire, Lavigne avait été interpellé en août 2013 car soupçonné de projeter de tirer sur la mosquée des Minguettes à Vénissieux, dans la banlieue de Lyon. Mais il ne sera pas jugé pour ces faits, car il a bénéficié d'un non-lieu. Lors de sa garde à vue, il avait reconnu spontanément être l'auteur du jet de cocktail molotov à Libourne.

Gravitant dans le milieu identitaire

Alertés notamment par des documents retrouvés chez le militaire, ce sont des proches qui avaient prévenu les autorités. Son avocat Me Xavier Nogueras, qui assure sa défense avec Florian Lastelle, décrit un jeune homme qui, en proie à des "déboires sentimentaux", a été "happé par ses idées", avec lesquelles il affirme avoir désormais rompu.

Après neuf mois en détention provisoire, il a été placé sous contrôle judiciaire avant l'été. Il a depuis quitté l'armée et se reconvertit dans le domaine du vin. Son interpellation avait été accueillie avec soulagement par les représentants de la communauté musulmane, inquiets d'un climat d'islamophobie alors en hausse en France.

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Le terrorisme identitaire trouve son origine dans l'attentat manqué de Maxime Brunerie contre le président français Chirac, le 14 juillet 2002. Depuis des identitaires sont régulièrement jugés pour des faits de violence, soit contre des travailleurs migrants, soit contre contre des militants anti-capitalistes ou bien encore contre les français musulmans et leurs lieux de culte.
Basée sur une idéologie racialiste et sectaire les identitaires trouvent des alliés de circonstance aussi bien chez l'éditorialiste ultra-droite Zemmour que chez les nationalistes catholiques de Riposte Laïque, mais également chez le manipulateur Mathias Cardet (Thomas N'Lend), un lieutenant d'Alain Bonnet de Soral, qui a leur dédié son premier livre, Hooliblack.

Pas au nom de la cause palestinienne !


PALESTINE - (Mariam Barghouti) La Palestine est le symbole de la lutte contre l'injustice sous sa forme impérialiste et colonialiste. Lutter pour la Palestine signifie lutter contre l'injustice, l'apartheid, le colonialisme et l'impérialisme.

La solidarité est cruciale dans la destruction de chacun de ces régimes impérialistes injustes , elle sert à les isoler à travers les expressions populaires massives qui sapent leur légitimité à opprimer.

Il y a toutefois ceux qui utilisent la cause palestinienne soit pour racheter leur culpabilité ou pour masquer la mascarade de leur propre injustice dans leur pays.

Il est toutefois crucial pour les Palestiniens de faire face à ce problème et de refuser que notre cause serve de plate-forme pour masquer la tyrannie et l'oppression subie par d'autres sous le prétexte de soutenir les Palestiniens, dans le but de légitimer un autre système oppressif. En tant que Palestiniens nous devons rejeter toute solidarité provenant d'une autre source injustice.

En tant que Palestiniens nous en avons appelé à la solidarité internationale et plus particulièrement à nos voisins arabes en leur demandant d'agir et de manifester leur solidarité. A partir de là nous avons oublié de faire face aux propres tyrans gouvernant ces pays auxquels nous nous adressions. Lorsque cela sert la cause palestinienne nous sommes satisfaits et nous fermons les yeux. Nous avons vu cela se dérouler dans la Syrie de Bachar el-Assad, le Qatar, la Turquie d'Erdogan, l'Irak de Saddam Hussein, la Lybie de Kadhafi et tant d'autres encore. Beaucoup de Palestiniens ont détourné le regard des méfaits de ces dirigeants et n'ont pensé qu'à leur pseudo-soutien à la cause palestinienne.

Cette fixation sur la Palestine a été un facteur de division. En tant que Palestiniens nous devons refuser chaque injustice commise contre chaque peuple, quel qu'il soit, même si cela sert la cause palestinienne.

Ceci s'applique également à ceux qui individuellement soutiennent la lutte palestinienne mais continuent à rester silencieux face aux injustices du reste de la planète. La Palestine n'est pas le seul endroit du monde où sont commises les injustices. Nous combattons un système qui existait bien avant l'histoire palestinienne et qui existe sous d'autres formes en dehors du colonialisme israélien.
Nous devons alors reconnaître l'usage abusif de notre cause afin de contribuer la destruction d'autres injustices ailleurs et de construire une culture basée sur le respect mutuel contre l'injustice subie par chacun.

Si c'est au dépend du sang versé par d'autres cela doit être refusé. Nous ne pouvons avoir notre nom utilisé pour justifier l'oppression d'autres, ailleurs dans le monde. Chaque lutte contre l'injustice dans le monde mérité la solidarité et le soutien. Une injustice est une injustice d'où qu'elle provienne.

Ceci s'adresse à tous les oppresseurs qui utilisent la cause palestinienne pour légitimer l'oppression. Nous ne pouvons accepter que la libération palestinienne soit ternie par le sang des autres. Cela ne serait dans ce cas nullement une libération car nous aurions échoué dans l'objectif global de notre cause contre l'impérialisme, le colonialisme et l'oppression.

Pas au nom de la Palestine, et pas au nom de la pseudo-solidarité.

Vive le Barhein, le Chiapas, le Brésil, la Syrie, le Kurdistan, le Kashmir, la Turquie, l'Egypte, la Somalie, l'Ouganda, le Liban, la ville de Ferguson, et chaque lutte contre l'injustice partout ailleurs.

Pour le retour de Moussa Magassa ! Moussa Magassa Migrant sans papiers comme tant d’autres…

10 années de vie faites de boulots précaires, de surexploitation, de patrons profitant de sa condition de « Travailleur sans papiers»

Il se préparait à déposer une nouvelle demande de carte de séjour à la préfecture de la Seine Saint Denis.
Moussa MAGASSA a été arrêté pendant son sommeil, dans sa chambre, à 6 h du matin puis expulsé ; dans des conditions, tant d’arrestations que d’expulsion, d’une légalité douteuse. 
En 2011, il fait une première demande de régularisation comme salarié, dans la suite du mouvement de grève des travailleurs sans papiers de 2009-2010 ; Il se heurte à un refus de la préfecture de Seine-Saint-Denis, décision que le tribunal administratif annule en enjoignant la préfecture  de procéder au réexamen de sa demande. Vexée, la préfecture délivre plusieurs autorisations de séjour sans autorisation de travail. Elle organise l’impossibilité d’une régularisation de Moussa Magassa comme salarié. Cela en contradiction avec les engagements publics pris par le ministre de l’Intérieur Monsieur VALLS lors de la commission de lutte nationale pour la lutte contre le travail illégal de novembre 2012.
Comme tous les travailleurs, avec ou sans-papiers, MOUSSA MAGASSA a le droit au respect : respect de sa dignité; respect des engagements pris vis-à-vis de lui et de ses camarades par l’Etat.

MOUSSA MAGASSA DOIT ÊTRE REGULARISÉ

Assad et les islamistes contre le Rojava



ROJAVA - Nous avons vu récemment comment deux à trois insignifiants provocateurs français pro-Assad tentent d'infiltrer la solidarité internationaliste kurde.
Le Kurdistan sous occupation syrienne est avant tout l'histoire d'une oppression. L'oppression des minorités (pas seulement kurdes) par le régime ba'assiste de la dynastie Assad. Exclus de la citoyenneté syrienne parce que Kurdes, les populations du Rojava se sont vues contraintes  à une arabisation forcée de la part des nationalistes syriens au pouvoir : interdiction de la langue kurde, mais aussi des noms et des traditions liées à cette identité culturelle vivante.
En 2004 les Kurdes de la ville Qamishli se révoltent contre Assad en réaction à une poussée de chauvinisme arabe contre leur identité. 
En avril 2011 afin d'essayer de diviser ses opposants Assad admet enfin la possibilité d'une citoyenneté syrienne pour les Kurdes. En juillet 2012 les forces gouvernementales se retire,t du Rojava, sauf dans les villes de al-Hasake et Qamishli. Pour le régime ba'assiste il s'agissait de limiter les fronts de combat et de se concentrer sur d'autres opposants sur d'autres fronts. mais la stratégie d'Assad était également politique : il savait son opposition, comme l'ALS, en conflit avec l'autonomie du Rojava, soit pour des raisons nationalistes soit pour des motivations religieuses. Aidé par le sectarisme de l'ALS (Armée libre syrienne), et donc l'impossibilité du PYD (le parti de la guérilla du Rojava) à soutenir ce cartel multiforme, Assad allait pouvoir créer l'illusion de la neutralité kurde dans le conflit. Ce qui en dehors du Rojava ne se vérifiait pas forcément puisqu'à quelques kilomètres de la région autonome, à Alep, la guérilla kurde affrontait les forces du régime.

Bologne Antifasciste ! Contre le fascisme et le capitalisme

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ITALIE - Plusieurs centaines de manifestants antifascistes ont protesté contre l'austérité capitaliste et la présence dans la ville du groupuscule néo-fasciste Forza Nueva, à Bologne, ce samedi 18 octobre. Les liens n'étant plus à prouver entre l'Etat (et la mafia) et les groupuscules fascistes en Italie (comme partout ailleurs dans le monde capitaliste) c'est avec un certain zèle que les autorités se sont employées à défendre les fascistes. A l'issue de la manifestation les antifascistes ont ainsi tenté de mettre dans les poubelles de l'histoire le local de Forza Nuevo, place San Domenico, dans ce pays ouvrier meurtri par son passé fasciste antisocial. Plus encore la présence de ce groupe néo-nazi à Bologne est une provocation qui rappelle les événements terroristes nationalistes du 2 août 1980 (attentat de la gare de Bologne) comme l'a précisé un des animateurs de la manifestation. Evénements qui encore une fois montraient la collusion de l'Etat italien avec les groupes fascistes puisque deux agents des services secrets militaires étaient pas la suite arrêtés parmi les fascistes impliqué dans l'attentat.
A l'issue de cette manifestation qui dénonçait aussi bien l'austérité capitaliste que la présence fasciste dans la ville plusieurs dizaines de policiers ont été blessés.




Rojhelat : la République islamique d'Iran contre les Kurdes

KURDISTAN ORIENTAL - Ces derniers jours des manifestants du Rojhelat ont envahi les rues afin de soutenir Kobani ainsi que les résistants des YPG et des YPJ. Si ces manifestations ont touché le Kurdistan oriental elles ont également touché l'Iran. Les villes de Téhéran, Tabriz, Mehabad, Sine, Meriwan, Kirmanshan, Bane, Serdesht, Ciwanro, Bokan, Piranshar et d'autres zones kurdes encore.
Cependant dans quelques villes les manifestations ont pris une tournure plus violente face à la répression des forces de l'ordre de la République islamique d'Iran. A Téhéran, lors de a manifestation qui a eu lieu en face de la représentation des Nations Unies, deux manifestants ont été arrêtés : Aso Rostami, 28 ans, poète, enseignant et militant des droits des enfants ainsi que Ali Nouri, 21 étudiant en architecture.
Nous signalons également que six activistes Kurdes ont été arrêtés par les troupes iraniennes dans la cité de Serdesht à l'issue d'un rassemblement pour Kobani. Trois d'entre eux sont toujours en détention : Sirwan Salihzade, Jiyan Begzade et Wirya Qazizade.

Infiltration fascisante dans la solidarité kurde : le Cercle des Volontaires

Rojbas : un site aux liaisons dangereuses !
La solidarité kurde est une et indivisible. Non seulement rien ne saurait la diviser des autres mouvements d'émancipation sociale, d'autre part du Rojava au Rojhelat le Kurdistan n'est qu'un et ne saurait connaître aucune division par des apprentis complotistes de la fachosphère.
Nos camarades de Solidarité Iran Paris (Soliran) nous ont devancé dans la dénonciation d'une tentative d'infiltration qu'un camarade militant au sein de la cause kurde anti-impérialiste nous avait déjà signalé début août après une manifestation pour Kobani.
Les liaisons dangereuses !!!
Ces morpions politiques, le "Cercle des Volontaires" se sont à nouveau illustrés via leur présence en lien externe (comment en sont-ils arrivés là ?) sur un site, "Rojbas", se prétendant relais de l'information (kurde et) turque francophone (lié à la présence avérée d'une jeune française d'origine turque parmi eux ?). Le formulaire de contact ne fonctionnant pas il ne nous a pas été possible de joindre directement le site afin d'obtenir des explications. Nous livrons donc ici en images la preuve de ces liaisons dangereuses entre "Rojbas" et les morpions du Cercle des Volontaires, pustules pro-Assad et pro-République Islamique d'Iran (où ils se vantent d'avoir participé à des colloques sur leur site, entre autres joyeuseté).
Ignorants (?) de l'écrasement des Kurdes par leurs idoles syriennes ou iraniennes ces petites crapules devront bientôt pallier leur méconnaissance des réalités géopolitiques et historiques de la région par l'improvisation de talents pour la course à pied. A bon entendeur.

Rassemblement à Sanandaj pour Kobani (Rojhelat)


KURDISTAN ORIENTAL - Ce 15 octobre plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans le Kurdistan oriental, sous occupation iranienne, pour manifester leur solidarité avec les résistants et la population de Kobani.
Des rassemblements similaires ont été constatés, dans le Rojhelat et en Iran, dans les villes de Bokan, Mehabad, Meriwan, Sine, Kirmanshan, Xanê, Sardesht, Ciwanro, Téhéran et Tabriz.
Dans ce contexte Evinda Renas, co-présidente du PJAK, a déclaré que la défense de Kobani est également la défense des idéaux des kurdes de Hewlêr, Mehabad et Amed dans le Rojhelat.

Kurdistan Iranien arrestations de manifestants qui soutenaient la population de Kobanê dans les villes de Mahabad et Marivan

KURDISTAN ORIENTAL - (SolIran) Kurdistan Iranien arrestations de manifestants qui soutenaient la population de Kobanê dans les villes de Mahabad et Marivan.

10 et 12 Octobre nouvelles qui nous sont parvenues via le site du collectif de l’agence Iranienne de défense des droits de l’homme Human Rights Activists News Agency ou HRANA : Les résidents des villes Kurdes Iranienne de Marivan et Mahabad avaient organisée des manifestations de soutien à Kobanê la ville kurde de Syrie assiégée par les milices obscurantistes et fascistes de Daesh. Mais les forces répressives anti émeutes du régime totalitaire d’Ali Khamenei et d’Hassan Rouhani ont violemment attaqué et réprimé le rassemblement de Marivan, ou au moins dix personnes ont été arrêtées.
Selon le rapport parvenu aux militant-es et activistes du collectif Iranien de défense des droits humains HRANA. Le 8 octobres 2014 des milliers d’habitants des villes Kurdes Iraniennes de Mahabad et Marivan sont descendus dans les rues au cours de manifestations massives de solidarité avec la ville Kurde Syrienne assiégée de Kobanê.
Suite à l’implication et à une descente brutale des forces de la police anti émeutes de Téhéran, dépêchées spécialement dans la ville de Marivan, des affrontements avec la population locale s’en sont ensuivis et au moins dix personnes ont été arrêtées.
Ces jours derniers Il y a eu plusieurs autre manifestations en solidarité qui ont eu lieu en Iran principalement dans le Kurdistan Iranien et même à Téhéran ou on à pu entendre des slogans dirigés à la fois contre l’armée fasciste de Daesh et contre le Régime, et où l’on déplore encore deux manifestants arrêtés dont on est à l’heure actuelle sans nouvelles.

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Téhéran : manifestation contre Daech

IRAN/AFGHANISTAN - Des manifestants se sont rassemblés à Téhéran pour soutenir les résistants de Kobanê qui luttent courageusement contre les fascistes de Daech. Portant des pancartes à l'effigie de combattantes kurdes révolutionnaires des YPG et reprenant le slogan "Kobanê n'est pas seul!" les manifestants iraniens ont affirmé leur soutien face à la barbarie islamiste.




 کوبانی بە تەنیا نیە

Les militants ouvriers afghans sont également descendus dans les rues afin de dénoncer la collusion tacite entre l'OTAN et DAECH. Lors d'une manifestation contre l'occupation états-unienne en Afghanistan ces militants, notamment du Parti de la Solidarité, en ont profité pour également dénoncer les fondamentalistes et les impérialistes. 

Les militants afghan brûlent le drapeau daech


OTAN/US supportent le fondamentalisme !

Allemagne : les fascistes pro-Daech attaquent à la machette les manifestants kurdes

ALLEMAGNE - Encore une fois les services de renseignement intérieurs allemands ne pouvaient pas ignorer les préparatifs de cette attaque. C'est donc avec la bienveillance des autorités allemandes que quelques dizaines de fascistes pro-Daech armés de couteaux et de machettes ont pu se rassembler et traverser la ville de Hambourg pour attaquer un rassemblement internationaliste kurde.

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Révolte et contre-révolte au Kurdistan

KURDISTAN - Les Kurdes du nord se révoltent contre l'impérialisme turc. Les responsables des futurs massacres de Kobanê sont l'impérialisme et le gouvernement turcs, Daech n'est qu'une marionnette et le Kurdistan le sait.

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Les manifestations sont réprimées dans le sang, la rue kurde et le prolétariat de Turquie se révoltent contre les manigances de l'impérialisme. La police tire sur la foule. L'OTAN est complice. Toutes les puissances régionales jouent avec le feu. Le Nord Kurdistan s'embrase. Solidarité.

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Le 9 octobre la gendarmerie turque tire à balles réelles sur la foule à Dargeçit (Kerboran en kurde), lors des obsèques de deux kurdes assassinés par les supplétifs islamistes du pouvoir :
A Cizre, dans la province de Sirnak, la police a tiré  à balle réelle - See more at: http://www.actukurde.fr/actualites/696/turquie-revolte-attaques-racistes-violences-etatiques.html#sthash.D5A4uW0y.dpuf:

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A Cizre, dans la province de Sirnak, la police a tiré  à balle réelle - See more at: http://www.actukurde.fr/actualites/696/turquie-revolte-attaques-racistes-violences-etatiques.html#sthash.D5A4uW0y.dpuf
A Cizre, dans la province de Sirnak, la police a tiré  à balle réelle - See more at: http://www.actukurde.fr/actualites/696/turquie-revolte-attaques-racistes-violences-etatiques.html#sthash.D5A4uW0y.dpuf
Dans l'indifférence internationale on relève une trentaine de morts depuis quelques jours dans le nord du Kurdistan (sous contrôle turc). La police et les islamistes travaillent main dans la main, les fascistes "Loups Gris" se livrent à des lynchages racistes contre les Kurdes.

Agressions racistes après une manifestation nationaliste bretonne


http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_comme_si
BRETAGNE - Le séparatisme breton n'est pas l'expression d'une lutte anti-coloniale contre l'oppression impérialiste mais un résidu féodal doublé d'une somme de fétiches identitaires. Alors que le gauchisme français avait tenté avec peine de s'approprier ce nationalisme pensant singer les séparatismes internationaliste de l'après-guerre, c'est aujourd'hui une mouvance qui retourne inéluctablement dans les marais du fascisme régional. Sous la bannière aux origines féodales et cléricales (la croix herminée) les manifestations du nationalisme bretons servent désormais d'abri aux militants néo-nazis pour leurs exactions.

(Ouest France) Sur fond d'alcool samedi soir [28 septembre], quatre hommes qui avaient manifesté pour Nantes en Bretagne auraient chanté des chants racistes et mimé des saluts nazis dans le tramway. 

La manifestation s'était dispersée depuis plusieurs heures, déjà. Samedi soir, peu après 23 heures, trois agents de la Tan ont croisé le chemin de quatre manifestants, sur la ligne 2 du tramway.  Les quatre militants « sautaient dans la rame et chantaient des chansons racistes » selon les témoignages des agents. Ils auraient aussi effectué des saluts nazis. Ces derniers ont tenté de les calmer. En vain. Les quatre hommes les ont giflés. 

 Les quatre militants nient les faits  

Les militants, âgés de 19 à 34 ans, originaires de Saint-Brieuc et Ploemeur, ont été interpellés peu après, dans un bar du quartier Saint-Félix.  Tous les quatre étaient ivres, et présentaient des taux d'alcool dans le sang de 1, 30 à 2 grammes. Lors de leurs auditions au commissariat, ils ont nié.

 Le placement en détention provisoire requis 

Ce lundi soir, ils ont été déférés devant le procureur qui a requis leur placement en détention provisoire.  Poursuivis pour violences sur agents chargés d'une mission de service public, et incitation à la haine raciale, ils pourraient être jugés mardi en comparution immédiate.

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A noter que les quatre nervis racistes ont par la suite été relâchés par la police, cette même police qui s'emploie également à neutraliser les antifascistes bretons aux abords des rassemblements régionalistes à Nantes. Les pantins du système savent qu'ils n'ont rien à craindre de lui. De Grenoble à Nantes, en passant par l'assassinat de notre camarade Clément, le système reconnait les siens : les fascistes.

Non aux frappes aériennes des USA sur la Syrie et l’Irak ! Soutien total aux mouvements populaires en Syrie et en Irak !

MOYEN ORIENT - (Une déclaration des Bases de soutien à la révolution syrienne)




Alors qu’une fois de plus les USA font battre les tambours pour leur «guerre contre le terrorisme», nous affirmons notre opposition à des frappes aériennes des USA/de la coalition sur la Syrie et l’Irak. Une telle intervention impérialiste ne fera que renforcer le régime d’occupation sectaire en Irak et le régime génocidaire d’Al-Assad en Syrie. Elle ouvrira en outre la voie à l’expansion des intérêts économiques et stratégiques des États-Unis dans la région (c’est-à-dire exploiter les ressources et soutenir l’État sioniste).

Les anarchistes rejoignent la lutte contre Daech à Kobanê

KURDISTAN - La ville de Kobanê est sous le feu des fascistes du Daech depuis déjà de nombreux jours, amenant la population à un exode massif vers la Turquie. Mais les Kurdes retournent aujourd'hui en masse pour combattre et défendre la ville, traversant la frontière en sens inverse entre la Turquie et la Syrie, et ceci en dépit des forces turques qui tentent de les repousser. Car de l'autre côté de la frontière, les forces kurdes, aux côtés de l'Armée syrienne libre, continuent de combattre Daech.

Parmi ceux qui soutiennent et défendent la ville se trouvent les camarades d'un groupe anarchiste turc, le DAF (Devrimci Anarşist Faaliyet/Revolutionary Anarchist Action) c'est à dire l'Action révolutionnaire anarchiste.

Les camarades du DAF rejoignent la lutte pour défendre Kobanê
Nous traduisons ci-dessous l'appel du Devrimci Anarşist Faaliyet :

Au Kurdistan le peuple se bat contre Daech, ce "monstre enfanté" par le capitalisme et les Etats qui ont commencé cette guerre pour leur propre bénéfice. Daech, sous-traitant de ces Etats qui poursuivent leurs propres stratégies régionales, attaquent le peuple en criant "Etat islamique!"et "guerre sainte!" Les gens souffrent de déshydratation et de la faim, tombent malade, sont blessés, migrent ou meurent. Mais ils combattent encore dans cette lutte pour l'existence. Ils ne combattent pas pour des stratégies abstraites, ni pour leur profit individuel, ils se battent pour la liberté.

Désormais les Etats Unis, l'Union européenne, la Turquie et tous les Etats qui ont des intérêts dans la région, établissent une coalition contre Daech, ce "monstre enfanté" qui n'est en réalité en rien une gêne pour eux. Mais chacun dans cette coalition tente d'intriguer contre les autres à son propre profit dans un tout incohérent, changeant leur discours au gré des circonstances.

Après tout cela est dans la nature de chaque Etat. On ne peut pas s'attendre à ce que ces Etat agissent de façon cohérente car ce sont des girouettes. Alimentant Daech hier, se repentant aujourd'hui, pour mieux reconnaître demain un Etat islamique. et le peuple se battra toujours pour la liberté et l'avenir, comme il l'a toujours fait par le passé.

Salutations à tous ceux qui se battent et défendent la vie à Rojava.

Toutes les manigances des Etats et du capitalisme seront détruites, les monstres enfantés seront étouffés, Daech sera vaincu par les combattants de la liberté, et le peuple sera vainqueur.


Contre Daesh ! Auto-organisation ! (هێزی بەرگری جەماوەری)


هێزی بەرگری جەماوەری .. هێزی چەکداری جەماوەری خەڵکی کوردستانە بۆ بەرەنگاربوونەوەی داعش ‌کە لەهەموو شاروشارۆچکەیەك پێکدێت‌‌. 

هێزی بەرگری جەماوەری.. هێزی چەکداریی جەماوەری خەڵکی کوردستانە بۆ بەرەنگاربونەوەی داعش کە لە هەموو شارو شارۆچکەیەك پێکدیت...ژن و پیاو، هاوڵاتیانی کوردستان بە بێ جیاوازی زمان‌و نەتەوەیان، بە بێ جیاوازی بۆچونی سیاسییان... دەتوانن ئەندامی ئەم هێزە بن.

The announcement of the Public Armed Group -Communiqué sur la formation du Groupe Public Armé

Terrorist organisation ISIS, after the occupation of several Iraq cities including Mosul, has taken Iraq’s political condition down an extremely negative and uncertain route. ISIS has become a major threat to the general public.
The people of Mosul, Shangal and other cities have been given only two options; either to stay in their homes and become slaves and be demoralized under ISIS or attempt to escape the threat. Following this, carrying weapons and fighting ISIS became a public issue and an urgent matter. In many areas armed civilian groups are now not uncommon.
 

Misère intellectuelle des déchets nazillons

Les nazillons à l’oeuvre pendant que l’un d’entre eux crie : « Manouchian grosse merde on veut pas de ça à Marseille.
MARSEILLE - (LM) Des néo-fascistes ont publié sur Internet une vidéo dans laquelle ils s’en prennent au monument qui rend hommage au résistant FTP-MOI.
 
En juin déjà, le buste de Missak Manouchian, commandant FTP-MOI, résistant communiste fusillé avec ses camarades par les nazis au Mont-Valérien, avait été affublé anonymement d’une croix gammée.
Le 6 septembre, c’est cette fois en plein jour et à visage découvert qu’un groupuscule néo-fasciste, le Mouvement national-Nouvelle aurore, s’en est pris au monument. Très fiers d’eux, les nazillons ont publié sur Internet deux jours plus tard une vidéo de leur profanation dans laquelle ils ont pris soin de se rendre non-identifiables.
On peut y entendre le chef de cérémonie dénoncer le « terrorisme » du groupe Manouchian qui a notamment exécuté « un Français, Julius Ritter, qui était responsable de la main d’oeuvre française. Un bon français qui n’avait rien demandé. » Pour mémoire, il s’agit de l’officier SS allemand qui coordonnait en France le service du travail volontaire.

« Que des juifs, des Arméniens et des Zhongrois »
Avec autant d’amour pour la langue française que pour la grande histoire, il poursuit : les FTP-MOI ne regroupaient « que des juifs, des Arméniens et des Zhongrois » (sic). à ses côtés un agité éructe : « Manouchian grosse merde on veut pas de ça à Marseille ! »
La vidéo se termine par un message sur fond tricolore : « Merci aux militants présents pour leur devoir de mémoire. » Sur la même page Internet, le groupuscule fanfaronne : « Une voiture de police intriguée par la présence de nos militants sont dans un premier temps venus nous parler, mais compte tenu de la légalité de notre action, ceux-ci n’ont pu que retourner gentiment à leur commissariat. Nos militants sont finalement partis laissant la statue recouverte d’un tissu masquant cette atrocité. »
Intolérable pour Julien Harounyan de la Jeunesse arménienne de France. « Ces actes commis en toute impunité, illustrent la montée de la haine raciale, de l’extrême droite dans cette ville. On ne laissera pas passer ça », prévient-il.
(...)                                                                                                                                                              Léo Purguette